Monnaie à Bali : comprendre, changer et bien utiliser la roupie indonésienne

Sommaire

Préparer sereinement son séjour à Bali implique de comprendre le fonctionnement de la roupie indonésienne et de jongler avec quelques astuces pour gérer son budget quotidien. Forte de plusieurs annees à accompagner des voyageurs dans leur gestion, je vous propose ici une approche concrète des taux de change, des options de paiement et des écueils à éviter, afin que chaque moment sur l’île reste fluide et valorisant, que l’on vienne en solo, en couple ou en famille.

Quelle est la monnaie utilisée à Bali ?

voyageurs payant billets monnaie bali

S’interroger sur la devise à utiliser à Bali revient presque systématiquement lorsque l’on prépare son voyage. Ici, pas de suspense : tout se paie en roupie indonésienne, dont l’abréviation officielle est IDR ou Rp (c’est ce qui figure sur les billets et dans la plupart des applications bancaires).

Sur l’île, les transactions s’effectuent donc exclusivement en roupie, qu’il s’agisse d’un restaurant de plage, d’une boutique à Seminyak ou d’un taxi communautaire. Impossible d’utiliser des euros ou des dollars pour régler sur place ; même si nombre d’agences affichent leurs tarifs en devises étrangères, le paiement réel s’effectue bel et bien en IDR. D’ailleurs, que l’on soit amateur de rizières ou de fête sur la côte, ce système s’applique partout dans le pays. À titre de repère, 1 euro vaut autour de 19 610 roupies indonésiennes en 2024 (10 000 IDR ≃ 0,51 €).

La bonne nouvelle ? La monnaie locale se prend en main en quelques heures, pour peu que l’on apprenne à lire entre les zéros. Beaucoup de familles font, d’ailleurs, l’expérience rassurante : avec quelques repères, gérer ses dépenses devient vite naturel – même sur un long séjour.

Résumé des points clés

  • ✅ La monnaie officielle à Bali est la roupie indonésienne (IDR).
  • ✅ 1 euro vaut environ 19 610 IDR en 2024.
  • ✅ La pratique courante utilise uniquement la roupie pour toutes les transactions.

Taux de change euro/roupie et conversions courantes

Les multiples zéros sur les billets indonésiens ont surpris plus d’un visiteur à Bali. Pour s’y repérer sans difficulté, il vaut la peine de clarifier ensemble le taux EUR/IDR et de poser quelques points de référence.

Le taux pratique : à quoi s’attendre en 2024 ?

En moyenne, 1 euro donne environ 19 610 IDR. Certes, ce taux fluctue chaque jour, généralement entre 19 200 et 19 600 IDR pour 1 €. Sur des montants du quotidien, par exemple :

  • Un snack ou une petite boisson en supermarché : 10 000 IDR ≃ 0,51 €
  • Un plat local simple : 50 000 IDR ≃ 2,55 €
  • Un repas dans un restaurant touristique ou un transfert court : 100 000 IDR ≃ 5,11 €

Pour des calculs à la volée, un convertisseur en ligne (Wise ou XE, par exemple) fait le travail avec des taux actualisés. Certains voyageurs aiment jeter un œil sur l’évolution (moins de 1,1 % de variation sur 30 jours, ce qui rassure). Une conseillère terrain glissait lors d’un atelier – “Avoir cette appli en poche évite les mauvaises surprises à la caisse.”

Astuce de terrain : simplifier vos calculs

Pas besoin de sortir la calculatrice à chaque achat : il suffit de diviser approximativement le montant en IDR par 20 000 pour obtenir sa valeur en euro. Pour 200 000 IDR, comptez autour de 10 €. Ce petit truc, testé par de nombreux parents voyageurs, permet souvent de désamorcer l’angoisse au moment de payer son ticket d’entrée ou son taxi.

Bon à savoir

Je vous recommande de diviser le montant en roupies par 20 000 pour obtenir une estimation rapide en euros, c’est simple et efficace au quotidien.

Billets, pièces et astuces de reconnaissance

tableau billets pieces monnaie bali differences

Complexe en apparence, le système des billets à Bali se révèle assez accessible lorsqu’on connaît l’essentiel. Certain·es rapportent que leurs enfants deviennent experts en reconnaissance des billets bien avant les adultes !

Billets en circulation : valeurs et visuels

Au quotidien, on manipule surtout des billets de 1 000, 2 000, 5 000, 10 000, 20 000, 50 000 et 100 000 IDR. Les pièces s’étendent de 100 à 1 000 IDR. Détail amusant : chaque billet est décoré du portrait d’une personnalité historique du pays, ce qui intrigue fréquemment les voyageurs curieux (quelqu’un m’a raconté avoir ramené un billet de 2 000 comme souvenir pittoresque !).

  • Pour les petites valeurs – de 1 000 à 5 000 IDR –, on reste sous les 0,30 €
  • Entre 10 000 et 20 000 IDR, on oscille entre 0,50 et 1 €
  • Les coupures de 50 000 à 100 000 IDR atteignent 2,50 à 5 €

Couleurs franches, tailles variees (le billet de 100 000 est le plus imposant), papier sécurisé, et présence systématique de « BANK INDONESIA » pour l’authentification. Pour limiter tout risque de faux billet, mieux vaut privilégier les retraits dans les guichets ou distributeurs officiels (ce point fait consensus chez les guides locaux).

Conseils pour éviter les confusions

Le grand nombre de zéros perturbe souvent lors des tout premiers achats – certains commerçants peuvent en profiter pour glisser un billet de 10 000 à la place d’un 100 000 : une mésaventure arrivée à plus d’un voyageur pressé, selon les forums d’anciens expatriés. Prenez un instant pour vérifier couleurs et mentions, car les enfants, d’ailleurs, ne se trompent presque jamais !

Changer de l’argent à Bali : où, comment, à quel coût ?

En arrivant sur place, la question du change revient vite : où transformer ses euros en roupies, sans se compliquer inutilement la vie ? Ici, mieux vaut opter pour la méthode posée plutôt que de se précipiter au premier guichet venu.

À Bali, changez malin plutôt que risqué

Le change de devises peut se faire :

  • Dans les grandes banques (BCA, Mandiri, Bank Negara Indonesia…)
  • Auprès des bureaux de change officiels (Money Changer Authorized, attention aux copies frauduleuses : des voyageurs avertissent régulièrement sur les forums !)
  • Directement aux distributeurs automatiques (DAB/ATM), pour retirer en roupie indonésienne

Les taux les plus intéressants se trouvent habituellement en ville – à l’aéroport, les commissions grignotent vite le budget. En 2024, les frais de change varient (souvent entre 0,5 % et 2 % selon l’endroit). Certains professionnels du voyage recommandent aussi de recompter ses billets devant l’agent, et de refuser toute coupure abîmée ou douteuse : cela évite bien des déconvenues une fois dehors.

Retraits & astuces de frais réduits

De nombreux voyageurs préfèrent retirer directement aux DAB, solution jugée plus sûre : pas de grosse somme à transporter, commissions souvent plus basses. Prévoir toutefois une majoration fixe (souvent autour de 2 à 3 € par retrait, taux fixé par votre banque). Certaines banques françaises ou cartes « travel » type Wise ou Revolut n’appliquent pas de frais, ce qui compte sur le budget à terme.

À noter : les distributeurs à Bali plafonnent souvent les montants entre 2 000 000 et 3 000 000 IDR (environ 100 à 150 €). Cela reste bien suffisant pour quelques jours, et réduit le risque en cas de perte ou de souci de sécurité.

Moyens de paiement acceptés et pièges à éviter

Faut-il privilégier carte ou espèces ? Le choix dépend beaucoup des habitudes locales : chaque contexte à Bali a son usage préféré… et ses petites surprises.

Cartes bancaires, espèces : ce qui marche, ce qui coince

L’utilisation des cartes bancaires (Visa, MasterCard) se généralise dans les hôtels, restaurants touristiques, commerces tendance et agences de location. Pourtant, pour tout ce qui relève des petits restos locaux (« warungs »), marchés, taxis ou temples, seul le paiement en espèces fonctionne. En général, les voyageurs alternent les deux : certains racontent avoir regretté de ne pas avoir prévu de cash lors d’un passage au marché nocturne.

Chaque transaction par carte peut impliquer une commission supplémentaire (souvent entre 2 % et 4 %). Ajoutons que le terminal exige parfois un minimum d’achat – par exemple 100 000 IDR soit un peu plus de 5 €.

Arnaques fréquentes et astuces sécurité

  • Pensée pratique : évitez de sortir tout votre cash en une fois, repartissez plutôt vos coupures dans plusieurs poches ou accessoires.
  • Pour limiter les risques de piratage, préférez les distributeurs situés dans les malls ou à l’intérieur des agences bancaires.
  • Se méfier des « money changers » de rue : les taux y paraissent alléchants, mais les erreurs de calcul ou les faux billets restent fréquents.

Utiliser une petite appli de conversion comme Wise ou XE sur son téléphone peut rassurer lors d’un paiement imprévu (l’application a déjà tiré d’affaire plus d’un vacancier lors d’un shopping improvisé en centre-ville…)

Budget par jour, gestion du cash et pourboires

Arriver à Bali, c’est aussi faire face à une question récurrente : combien prévoir chaque jour ? Et comment éviter de se retrouver à court lorsque qu’il s’agit de payer un scooter ou d’acheter un souvenir au dernier moment ?

Combien coûte la vie sur place ?

Bali fait partie des destinations accessibles. Un voyageur solo ou en couple dépensera relativement entre 20 et 40 euros par jour pour tout ce qui est transports, repas simples et sorties. Un plat local (type nasi goreng ou soupe dans un warung) coûte souvent entre 20 000 et 50 000 IDR (de 1 à 2,50 € environ). Certaines prestations, type excursion guidée, transfert privé ou grande activité, s’échelonnent de 13 à 70 € selon l’option (transfert aéroport : 13,65–17,07 € ; randonnée guidée : environ 38 € ; grosse excursion : 69–569 €).

Le point pourboire et bonnes manières locales

Bali ne connaît pas l’obligation stricte du pourboire, mais le geste est apprécié, en particulier dans le tourisme. Pour un service ponctuel (porteur, femme de ménage, chauffeur), une pièce de 5 000 à 10 000 IDR (0,25–0,50 €) suffit. Dans les restaurants, lorsque la service charge n’est pas incluse, ajustez à la dizaine de milliers supérieure, ou laissez entre 5 et 10 %. Un sourire ou un petit mot en indonesien (« terima kasih ! ») marquera souvent davantage qu’une grosse pièce. Un expert de terrain confiait d’ailleurs : “Ce qui compte, c’est l’attention ; le montant n’impressionne pas, le geste oui.”

FAQ monnaie à Bali (questions réelles des voyageurs)

Dernier point à noter : pour dissiper les dernières incertitudes, appuyons-nous sur les questions fréquemment posées lors de mes ateliers ou dans vos échanges privés.

Peut-on payer en euros ou en dollars à Bali ?

Non, les paiements du quotidien s’effectuent exclusivement en roupie indonésienne. Les euros et dollars ne servent que dans certains cadres spécifiques (gros hôtels, agences internationales), et il faudra convertir la somme en IDR pour régler la note finale.

Où changer ses euros en roupies sans risque ?

S’appuyer sur les banques reconnues, les guichets « Authorized Money Changer » et les DAB en zone sûre (malls, hôtels, aéroport) limite les surprises. Jamais de transaction de rue ni dans les recoins peu surveillés : de nombreux voyageurs alertent sur les forums à ce sujet.

Les cartes bancaires sont-elles acceptées partout ?

Non, uniquement dans les zones touristiques, hôtels ou commerces importants. Pour les marchés, warungs, taxis ou souvenirs, gardez toujours une réserve d’espèces au fond de la poche.

Quels sont les frais courants et pièges à éviter ?

À surveiller : frais de retrait à l’international (2 à 3 €), commissions sur paiement par carte (2 à 4 %), marges sur le change non officiel et risques de faux billets. Ce qui revient fréquemment dans les témoignages : privilégier les circuits officiels et rester vigilant.

Comment faire un budget selon mes besoins et durée ?

Comptez le nombre de nuits, les repas, quelques extras comme les excusions ou une location de scooter. Une semaine à deux sans excès coûte dans la plupart des cas 250 à 300 €. On recommande souvent de prévoir une petite marge pour l’imprévu.

Faut-il laisser un pourboire et combien ?

Pas d’obligation, mais dans de nombreux cas, il sera apprécié. Pour un petit service : 5 000 à 10 000 IDR. Au restaurant ou lors d’une excursion, comptez 5 à 10 % du total, sauf si la mention service charge est déjà ajoutée à la note.

Peut-on se faire livrer des roupies avant de partir ?

Certaines banques françaises proposent ce service, mais attention : les taux sur place restent généralement plus intéressants. Ce n’est donc pas indispensable, même si cela peut rassurer au moment de l’arrivée.

Applications mobiles indispensables pour gérer la monnaie ?

Avoir Wise, XE, Revolut ou Currency sur son téléphone permet d’actualiser le taux de change, de convertir les montants ou de payer directement, souvent sans frais cachés. Beaucoup de voyageurs partent avec au moins une de ces applications installée par sécurité.

Bloc d’expérience et recommandations pratiques

En dernier lieu, un conseil appris d’expérience : ne vous laissez pas intimider par la succession de zéros sur les billets ; la prise en main de la monnaie locale est un reflexe qui vient rapidement. Ayez toujours un peu de cash à portée de main, et prenez le réflexe de revérifier votre rendu de monnaie (fatigue, nouveaux environnements : l’erreur arrive aussi aux caissiers les plus soigneux). Une application mobile bien installée permet de convertir instantanément, même dans le taxi sur le retour.

Se renseigner en amont offre un reel gain de tranquillité durant son séjour… et permet de savourer pleinement la vie balinaise. Dernier petit conseil : ajoutez une enveloppe séparée à votre organisation pour les petites dépenses du quotidien, c’est tout simple mais ça change vraiment le quotidien sur l’île !

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