Placement d’argent en 2021 : les Français cherchent la sécurité

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Pourquoi l’assurance-vie reste le placement préféré des Français en 2021

Dans un contexte économique incertain, ce type de contrat garde la cote pour sa capacité à sécuriser l’épargne des particuliers. Essayons de saisir ce qui nourrit cet engouement solidement installé – sans grand étonnement, il s’agit aussi bien d’une question de confiance que d’attentes concrètes pour plus tard. Cela, cela revient parfois assez souvent.

Les avantages de l’assurance-vie pour les épargnants

Ce support regorge de qualités, parmi lesquelles on note une extrême souplesse de versement, une fiscalité usuellement avantageuse (notamment grâce à une enveloppe fiscale propre, différenciée du compte courant), le choix libre des bénéficiaires ainsi que la possibilité de récupérer promptement ses avoirs si besoin. À partir de la huitième année, un abattement fiscal sur les gains imposables s’applique (4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple), avant que n’entrent en jeu les prélèvements sociaux. Le titulaire choisit seul à qui léguer le capital : cet atout de transmission hors succession pourrait, à ce qu’il semble, faciliter l’optimisation successorale, parfois surveillée par un notaire. Les versements suivent les moyens de chacun, il n’est donc nul besoin d’être nanti pour commencer, et chacun avance à son rythme propre.

Même si le rendement concédé par les fonds en euros s’amenuise, ils restent un havre pour nombre d’épargnants. En 2021, les taux oscillent entre 1,30 % et 1,80 % en moyenne – ce qui rassure bon nombre de personnes attachées à la sécurité. Plusieurs courtiers racontent que certains profils très prudents n’hésitent pas à préserver leur capital sur ce type de fonds, parfois au détriment d’une éventuelle performance supérieure.

Les types de contrats d’assurance-vie disponibles

On recense plusieurs grandes familles de contrats – assurance en cas de vie, en cas de décès, ou une version hybride. Chacune dispose de propriétés propres, aussi bien en termes de garanties que de transmission – certains aspects étant directement régis par le Code civil et le Code des assurances, particularité qui n’est pas insignifiante. Pour mieux s’y retrouver, voici succinctement ce qui les distingue :

  • Assurance en cas de vie : Si l’assuré survit à l’échéance, il perçoit le capital ou une rente. Ce choix apparaît souvent pour qui souhaite prévoir la retraite paisiblement.
  • Assurance en cas de décès : Transmission du capital aux bénéficiaires désignés en cas de décès, selon la clause déposée chez l’assureur – parfois sous la vigilance d’un notaire, le cas échéant.
  • Contrat mixte : Allie les deux formules, garantissant un versement à l’assuré ou à ses ayants droit suivant la situation, ce qui attire celles et ceux qui apprécient la flexibilité.

Comparatif des fonds en euros et des unités de compte

L’assurance,-vie propose deux grandes voies pour placer son patrimoine : fonds garantis en euros ou unités de compte, auxquelles s’ajoutent parfois des supports immobiliers de type SCPI. Ce résumé met en avant leurs principaux atouts :

Critères Fonds en euros Unités de compte
Rendement moyen en 2021 1,30 % à 1,80 % Variable (potentiel supérieur, mais incertitude sur le capital)
Garantie sur le capital Oui Non
Flexibilité Plutôt limitée Très étendue (actions, immobilier, SCPI, etc.)
Fiscalité Abattement après 8 ans sur l’impôt et les prélèvements sociaux Également, mais gain variable selon évolution

Le fonds en euros séduit pour sa garantie, mais s’orienter vers les unités de compte, c’est envisager plus de possibilités et, parfois, espérer un supplément de rendement. Proportion du capital couvert ? Selon plusieurs personnes interrogées dans la sphère des courtiers, l’absence de garantie totale sur les unités de compte stoppent encore certains, il convient donc d’admettre une part d’aléa – ce qui, manifestement, ne satisfait pas tous les profils. On observe d’ailleurs que certains opérent parfois des arbitrages entre ces différentes approches selon la conjoncture et leur objectif d’investissement.

Comment s’y retrouver parmi les contrats d’assurance-vie en 2021

Identifier la formule appropriée n’a rien d’évident. Certains optent pour une banque, d’autres préfèrent traiter directement avec un assureur ou par l’entremise de courtièrs agréés par l’ORIAS, question d’élargir la comparaison. Voici les grandes balises à examiner pour établir efficacement une comparaison et viser l’option la plus pertinente.

Critères de choix : frais, supports, modes de gestion

Quand vous démarrez, la sélection d’un contrat, différentes caractéristiques réclament de l’attention. Même en dehors des frais courants de gestion (généralement placés entre 0,6 % et 1 % pour les supports sécurisés, parfois jusqu’à 1,5 % pour certaines unités de compte), la transparence s’impose : il est recommandé de consulter la documentation officielle remise par l’assureur ou signalée par l’AMF. Les frais d’entrée, parfois absents sur les nouvelles offres web, facilitent nettement le placement du premier capital. Un bon produit d’épargne se distingue également par sa variété de supports (fonds garantis, SCPI, actifs immobiliers, unités de compte et autres) ainsi que ses modes de gestion : la gestion sous mandat (délégée) remet la gestion à des experts reconnus, alors que l’autogestion séduira les passionnés avertis. Certains établissements suggèrent même un arbitrage assisté (conseils réguliers pour ajuster ses placements). Enfin, la simplicité d’accès à l’information et l’administration en ligne jouent souvent dans la décision, tout comme l’accompagnement personnalisé – quelques assureurs visent d’ailleurs cet aspect en priorité.

Tableau comparatif des principaux contrats d’assurance-vie

Voici un aperçu des frais, rendements relevés et options de gestion pour quelques solutions du marché :

Contrat Frais de gestion Performances 2021 Options de gestion
Meilleurtaux Allocation Vie 0,60 % 4,60 % sur Netissima Gestion pilotée, diversifiée
Spirica Assurance Vie 0,50 % 3,13 % sur Nouvelle Génération Gestion libre et pilotée
Suravenir Opportunités 0,75 % 2,50 % Gestion libre

À quel moment et comment ouvrir une assurance-vie ?

L’ouverture demeure facile pour la plupart : il s’agit principalement de confronter les conditions selon vos objectifs patrimoniaux, identifier les personnes à qui transmettre le capital, réaliser un premier versement (généralement dès quelques centaines d’euros) puis choisir entre délégation ou gestion directe suivant votre aisance – le tout sans omettre de vérifier que l’intermédiaire est bien enregistré auprès de l’ORIAS. La souscription est nettement simplifiée grâce à la gestion en ligne, si bien que certains franchissent le pas « sur un coup de tête», séduits par la praticité. Il faudra aussi remettre quelques documents pour être conforme avec l’ACPR (autorité de surveillance prudentielle).

Pour approfondir, une FAQ placée à la fin de l’article aborde des aspects techniques ou pragmatiques qui suscitent souvent des interrogations.

FAQ sur l’assurance-vie

Ce recueil de questions/réponses cherche à éclairer plusieurs points essentiels du placement pour tout futur souscripteur, qu’il s’agisse d’optimisation fiscale ou de détails relatifs à la transmission.

Comment fonctionne une assurance-vie ?

Le pilotage d’un contrat assurance-vie s’articule communément en quatre grands moments :

  • Souscription, : signature du contrat (parfois sous la houlette d’un assureur ou d’un courtier agréé) et premier dépôt.
  • Versements : possibilité d’ajouter de nouveaux montants ou de programmer des virements à la cadence retenue, suivant les modalités approuvées par la banque ou le courtier.
  • Pilotage : répartition du capital sur des fonds garantis ou des supports plus dynamiques, selon l’attrait ou au contraire l’aversion au risque, certains ayant la possibilité de procéder à des arbitrages en ligne.
  • Retrait : mise à disposition partielle ou totale de l’épargne, offrant la plupart du temps des avantages fiscaux spécifiques après 8 ans, avec intervention des prélèvements sociaux (détail fréquemment omis par ceux qui débutent).

Peut-on cumuler plusieurs assurances-vie ?

Disposer de plusieurs contrats permet d’intensifier la diversification de son patrimoine, de moduler ses supports ou options selon la conjoncture, et de piloter ses horizons d’épargne. Selon certains spécialistes, cette démarche serait parfois adoptée pour bénéficier d’abattements fiscaux sur différents contrats — il arrive que des détenteurs au patrimoine plus étoffé consultent un notaire pour gérer cette orchestration personnalisée.

Quand envisager un retrait partiel ou total sur son assurance-vie ?

Effectuer un retrait correspond à une dépense impromptue ou à une anticipation de transmission. Attention : l’avantage fiscal le plus intéressant n’est effectif qu’après huit années de détention sur chaque contrat distinct, d’où, parfois, la nécessité d’« ajuster » ses retraits pour optimiser l’imposition conformément au Code général des impôts.

L’assurance-vie demeure l’enveloppe la plus adaptable pour investir dans une grande diversité d’actifs, en bénéficiant de frais attractifs et d’une fiscalité optimisée. – Marc Fiorentino, cofondateur de Meilleurtaux Placement

Un dernier conseil à garder en tête : il est prudent de consulter régulièrement les nouvelles du secteur pour affiner sa stratégie et repérer les innovations (l’AMF publie d’ailleurs parfois des alertes ou des outils de comparaison pour simplifier les choix, ce qui n’est pas à négliger pour le grand public, surtout au Québec).

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