GAFAM : quelles actions ressortent gagnantes de la crise du Covid-19 ?

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La crise du coronavirus a replacé les géants de la tech au cœur de nos existences, que ce soit pour maintenir le lien avec nos proches, effectuer ses achats depuis chez soi ou s’adapter au télétravail – parfois jusqu’à l’épuisement. Les grandes sociétés du secteur ont présenté une résilience remarquable face à la pandémie. Pourtant, comme on le sait, rien n’était décidé à l’avance. Regardons plus en détail comment ont évolué les titres des cinq principaux acteurs : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, fréquemment regroupés sous l’acronyme GAFAM.

Quelques obstacles rencontrés par les GAFAM

Au commencement de la crise, Apple a été contrainte de réduire la production d’iPhone en Chine – certains sous-traitants évoquaient des délais inhabituels pour certains composants. Chez Microsoft, la rivalité de Zoom s’est accentuée, rendant la période épineuse. Facebook et Google ont vu leurs revenus publicitaires diminuer, ce qui a incité plusieurs petits porteurs à s’interroger sur la robustesse de leurs modèles économiques. Si l’attrait d’investir en ligne vous tente, voilà, en quelques mots, un aperçu de la trajectoire boursière des principaux membres des GAFAM depuis janvier 2020.

Amazon : forte progression portée par le commerce en ligne

Amazon se démarque avec une augmentation proche de +49 %. Pendant le confinement, le nombre de commandes et les adhésions Amazon Prime ont bondi, de même que l’activité du Cloud. Le chiffre d’affaires passe de 236,73 à 325,9 milliards d’euros sur un an, ce qui représente une croissance comprise entre 35 et 40 %. Malgré quelques soucis logistiques (dans certaines villes, la livraison a parfois pris du retard), Amazon est demeuré en plein essor. Ceux qui envisagent une position sur le marché boursier y voient souvent une valeur refuge. Amazon sert également d’illustration pour ceux qui examinent les splits ou rachats d’actions, ces pratiques suivies tant par les investisseurs aguerris que par les plus modestes. Par ailleurs, de nombreuses stratégies d’investissement à long terme favorisent ce type de société.

Microsoft : référence du travail à distance

Microsoft livre une progression de +29 % pendant cette période. Fin mars, le chiffre d’affaires atteint 35 milliards de dollars, en hausse de 15 % sur un an. La montée du télétravail favorise Skype et Teams, même si Zoom lui a donné du fil à retordre. L’entreprise conserve un bilan solide et verse régulièrement des dividendes – un élément pertinent à avoir en tête dans une gestion plus passive. Selon son profil d’investisseur, comparer les cours ou varier les actifs demeure une pratique judicieuse plutôt que tout miser sur un seul titre. Les fonds indiciels, par exemple, réservent souvent une place importante aux actions Microsoft, ce qui n’étonnera personne habitant à Bruxelles ou à Montréal.

Apple : solide malgré les contraintes

Apple limite les pertes malgré la fermeture ponctuelle de ses magasins – selon plusieurs clientes, on aurait même observé des files inhabituelles lors des réouvertures en Asie. Sa croissance de 24 % repose nettement sur Apple Music, iCloud et Apple TV+. En l’absence de prévisions officielles pour le trimestre suivant, il est probablement préférable de rester vigilant avant tout achat. Les difficultés de production semblent contenues pour le moment, mais rien n’est pleinement définitif sur ces marchés, où le regard de régulateurs comme la SEC ou l’AMF ne faiblit jamais.

Facebook : des recettes publicitaires sous tension

Facebook s’en tire avec une performance plus modérée (+10,6 %), affaibli par la réduction des budgets publicitaires. Il est sans doute avisé de patienter jusqu’à ce que la situation se stabilise avant de se positionner sur ce genre de titres. Chez certains investisseurs actifs, la moindre annonce trimestrielle se traduit par un impact quasi immédiat sur le cours. Plusieurs experts soulignent les adaptations engagées sur la plateforme, mais la pression des autorités boursières sur sa responsabilité sociétale est toujours prégnante.

Google Alphabet : une trajectoire supérieure aux attentes

Google avance de 5,8 %. À l’image de Facebook, il remplace la baisse de la publicité par de bons résultats sur YouTube. Sa politique de diversification, initiée il y a plusieurs années, commence à produire ses effets. Avant d’envisager Alphabet, il est parfois avisé de prendre le temps d’observer l’évolution du cours ou du dividende – tout particulièrement pour celles et ceux souhaitant éviter la spéculation à court terme, ce qui ne plaît d’ailleurs pas à tous les profils.

Performances comparées des GAFAM avant/après la crise Covid

Pour mieux illustrer la trajectoire de ces groupes entre janvier et décembre 2020, voici un tableau qui dépasse les seules fluctuations de cours :

Entreprise Pré-Covid (janvier 2020) Post-Covid (décembre 2020) Variation
Amazon +236,73 Mrd € +325,9 Mrd € +49%
Microsoft +35 Mrd $ +35 Mrd $ +29%
Apple +273,4 Mrd $ +365,8 Mrd $ +24%
Facebook +70,7 Mrd $ +78,2 Mrd $ +10.6%
Google +161 Mrd $ +197,3 Mrd $ +5.8%

FAQ : questions fréquentes sur l’investissement dans les actions GAFAM

Voici quelques réponses à deux ou trois grandes questions qui sont posées par ceux et celles souhaitant diversifier leur portefeuille avec les GAFAM durant ou après la crise sanitaire. L’idée – offrir des repères concrets. Les forums, soit dit en passant, regorgent de points de vue parfois divergents, entre fervents défenseurs de la gestion active et partisans de l’investissement en fonds indiciels.

Pourquoi envisager un achat d’actions GAFAM aujourd’hui ?

Les GAFAM ont traversé la pandémie sans vrai séisme et continuent d’afficher aujourd’hui des marges robustes. Beaucoup comptent sur la digitalisation continue de nos vies, constat d’ailleurs partagé par de nombreux investisseurs institutionnels comme individuels. À chaque épisode difficile, il semble que ces groupes transforment l’incertitude en élan de croissance. Investir sur ce segment s’insère donc tout naturellement dans une optique de long terme, notamment dans des portefeuilles recherchés pour leur résilience face aux fluctuations du marché.

Quels risques à surveiller avant d’investir chez les GAFAM ?

L’exposition à de nouvelles législations, certains débats fiscaux, ou encore la volatilité des revenus publicitaires sont à surveiller de très près. La surveillance croissante de la part des autorités boursières – tel que l’AMF ou la SEC – invite à une vigilance accrue. Évaluer la situation particulière de chaque entreprise permet d’ajuster le niveau de risque si nécessaire. Certains investisseurs préfèrent également suivre de près les indices sur lesquels ces titres évoluent.

Comment intégrer les GAFAM dans une stratégie de diversification ?

Pour constituer un portefeuille étoffé, mieux vaut varier – en répartissant ses investissements sur différents groupes ou secteurs (high-tech, santé, loisirs…), on circonscrit le risque global. Il arrive parfois de croiser des portefeuilles réunissant GAFAM, valeurs à dividende et fonds indiciels. À chacun d’adapter selon ses ambitions et la durée visée, quelques-uns choisissant même un compromis entre gestion active et passive pour davantage de flexibilité.

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