Prélèvement bancaire de 108 euros : faut-il s’en inquiéter en 2025

Sommaire

Si vous êtes surpris par un prélèvement bancaire de 108 euros sur votre compte, c’est une reaction comprehensible – dans la plupart des cas, il s’agit tout simplement de la mensualisation de la taxe foncière mise en place par la DGFiP. Avec plusieurs années à renseigner des particuliers sur ce genre de question, on remarque souvent qu’un simple coup d’œil au libellé bancaire, un accès à son espace impots.gouv.fr ou une comparaison des échéanciers suffisent à lever tout soupçon, sans stress inutile. Ce sont des gestes simples, mais qui permettent de garder la main sur ses finances sans redouter un aléa administratif.

Prélèvement bancaire de 108 euros : faut-il s’inquiéter ? Réponse immédiate

Repérer un débit de 108 euros sur ses relevés peut susciter la curiosité… Pourtant, dans plus de 90 % des situations, cette somme correspond à la mensualisation de la taxe foncière prélevée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Chaque mois, de janvier à octobre, environ 13 millions de foyers constatent la même opération. Avant toute inquiétude, mieux vaut s’assurer du caractère officiel de ce prélèvement – quelques points bien identifiés permettent en général de dissiper des doutes en quelques minutes.

Et si le montant diverge de d’habitude ? Ou si le libellé intrigue par son aspect inhabituel ? Le présent guide détaille pas à pas comment controler puis agir sereinement sur ce type de démarche, dès l’instant où un doute apparaît. Une inspectrice du Trésor notait récemment que ces petites investigations suffisent souvent à éviter de gros tracas.

Pourquoi ce prélèvement de 108 euros ?

Aujourd’hui, ce montant est l’exemple le plus fréquent pour les mensualisations de la taxe foncière. La DGFiP applique en principe 10 prélèvements fixes, à la date du 15 de chaque mois – permettant ainsi aux propriétaires d’éviter une grosse sortie d’argent en une seule fois.

En pratique, la fraction annuelle de taxe foncière – en moyenne autour de 1 088 € – se partage en mensualités, soit typiquement environ 108 € pour beaucoup de foyers. Les montants varient d’un dossier à l’autre : il arrive qu’un contribuable retrouve un débit de 105,50 € une année et 109,80 € l’année suivante. Une fois, l’une de mes apprenantes a même découvert une variation d’un mois sur l’autre à la suite d’une révision cadastrale – de quoi s’interroger avant de vérifier sur impots.gouv.fr.

  • Répartition sur 10 mois, généralement de janvier à octobre.
  • Montant ajusté selon la zone géographique, la valeur cadastrale ou la situation individuelle de chacun.
  • Éventuelle régularisation en fin d’année, selon l’avis définitif.

Ajoutons que la fiscalité bouge : une hausse de +3,9 % est attendue en 2024, et presque 1 contribuable sur 6 voit son échéancier modifié en cours d’année. Cela contribue à expliquer pourquoi la somme n’est pas figée !

Et si je ne suis pas propriétaire ?

Un tel débit de 108 € n’est normalement pas concerné par les profils locataires. Dans certains cas particuliers (succession, situation d’indivision, imputation administrative erronée), mieux vaut réagir rapidement pour ne pas laisser traîner la situation. On rencontrera les modalités de contestation plus loin dans l’article – une fiscaliste soulignait d’ailleurs que les erreurs, bien qu’exceptionnelles, se règlent rapidement avec la démarche adaptée.

Comment vérifier que le prélèvement est légitime ?

verification prelevement bancaire 108 euros, coche verte

Un doute s’installe : l’administration fiscale est-elle vraiment à l’origine du prélèvement, ou pourrait-on faire face à une fraude ? Il suffit de quelques vérifications simples pour clarir la situation en dix minutes maximum.

Reconnaître les signes officiels d’un prélèvement DGFiP

Quelques indices aident immediatement à reconnaître un prélèvement authentique :

  • Le libellé apparaît typiquement sous “DGFiP” ou “DRFIP”, parfois suivi du numéro fiscal ou d’un libellé SEPA.
  • On retrouve un ICS (Identifiant Créancier SEPA) officiel démarrant par FR60ZZZ….
  • La date de prélèvement se cale toujours sur le 15 du mois entre janvier et octobre.
  • Un RUM (Référence Unique de Mandat) ne varie pas d’une année sur l’autre.

En pratique, la démarche la plus sécurisante reste de comparer scrupuleusement votre débit bancaire avec vos données personnelles disponibles sur impots.gouv.fr. Beaucoup de particuliers témoignent d’ailleurs qu’un simple coup d’œil à leur échéancier fiscal a suffit à lever toute incertitude !

Utiliser les ressources et outils officiels

Les plateformes institutionnelles proposent, dans bien des cas, un parcours clair pour contrôler ce type de mouvement. Voici la séquence la plus sûre, d’après l’expérience de certains gestionnaires de patrimoine :

  • Se connecter à impots.gouv.fr, rubrique espace particulier, puis consulter “Mes paiements > Échéancier taxe foncière”.
  • Relire le montant, la date du débit, et vérifier soigneusement le libellé.
  • Comparer la référence RUM point par point avec l’information du relevé bancaire.

Si tout s’avère identique, la tranquillité est de mise. Les statistiques des etablissements bancaires montrent d’ailleurs que seuls 0,3 % des débits sont frauduleux en France chaque année.

Caractère Prélèvement légitime Prélèvement suspect
Libellé DGFiP, DRFIP, SEPA Nom inconnu, orthographe étrange
Date 15 du mois (jan-oct) Date inhabituelle, week-end
ICS FR60ZZZ… Numéro partiel ou inconnu
Montant Entre 80 et 300 € Somme incohérente ou variable

Quels sont les recours en cas de doute ou de fraude ?

Lorsque le prélèvement soulève un soupçon, il existe des moyens d’agir vite et sans stress. Dès ce stade, la réactivité reste probablement votre meilleure alliée.

Que faire immédiatement ?

Assurez-vous de ces trois éléments avant toute démarche :

  • Premier réflexe : consulter le site impots.gouv.fr pour constater la réalité de l’échéance.
  • Solliciter son conseiller bancaire, qui pourra si besoin suspendre le paiement SEPA.
  • Déclarer sans tarder sur la plateforme Perceval si une fraude est caractérisée.

Les établissements bancaires indiquent un délai de remboursement de l’ordre de 10 jours ouvrés après la déclaration de fraude. Il arrive également que la banque mette en opposition tout futur prélèvement litigieux, dès le signalement – une précaution qui peut vous éviter de mauvaises surprises.

Un conseil transmis lors de chaque atelier d’information – prendre quelques minutes pour contrôler vaut souvent mieux que de devoir courir après un remboursement plus tard.

Et si le montant ou le profil ne correspondent pas ?

Des dysfonctionnements administratifs se manifestent parfois : erreur sur le compte d’un locataire, montant inhabituel, prélèvement doublé, etc. Dans ce genre de cas de figure :

  • Effectuez un signalement en ligne, section réclamation du site impots.gouv.fr.
  • Procédez à la contestation auprès de votre banque : le dispositif SEPA prévoit ce droit.
  • Si les échanges aboutissent à une impasse, prenez contact avec l’administration fiscale ou tournez-vous vers le médiateur.

Prenons un exemple : pour l’impôt sur le revenu, le plafond de règlement est fixé à 300 €, fractionnable en quatre prelevements. Il reste ainsi judicieux d’identifier le type d’imposition lié au prélèvement suspect afin d’éviter une confusion avec d’autres taxes.

FAQ : autres situations et questions fréquentes

Pour dissiper les dernières interrogations, voici les reactions les plus fréquentes lors de sessions de formation – souvent, la réponse tient à un simple détail qui change tout !

Est-ce normal d’avoir un montant différent de 108 € ?

Tout à fait ! Ce chiffre de 108 € sert de référence moyenne, mais chacun presente une situation personnelle. Selon la localité, le nombre de biens ou une indivision, des écarts apparaissent. Il n’est pas rare, par exemple, que deux foyers d’un même immeuble aient un différentiel de près de 10 €. Un notaire lançait l’autre jour, avec humour : “La règle, c’est qu’il n’y a presque jamais de règle…”.

Je ne suis pas propriétaire mais j’ai été prélevé : que faire ?

La cause la plus fréquente : une confusion lors d’une succession, d’une cession de bien, d’un divorce ou d’une simple mutation. Ici, signaler le problème sur impots.gouv.fr reste prioritaire, puis aviser la DGFiP pour gagner en rapidité de traitement – il arrive aussi que sa banque puisse bloquer tout mouvement ultérieur sur demande expresse.

Comment désactiver la mensualisation de la taxe foncière ?

L’action est possible directement via votre espace personnel impots.gouv.fr, partie “Gérer mes prélèvements”. Dans la quasi-totalité des cas, la prise en compte se fait sous deux mois, sauf circonstances exceptionnelles (partage, déménagement, etc.).

Quels autres prélèvements fiscaux surveiller ?

En dehors de la taxe foncière, d’autres prélèvements récurrents exigent vigilance : l’impôt sur le revenu (avec un plafond à 300 €), les contributions liées à la propriété (ex : CFE, IFI…), ou certaines taxes locales. Chaque ligne bancaire doit avoir un libellé et un échéancier adaptés ; c’est pourquoi il vaut la peine de tout contrôler si le moindre soupçon apparaît.

Liens et ressources utiles :

Espace personnel impots.gouv.fr
Procédure de contestation officielle
Signalement fraude Perceval

Dernier point à noter :

  • Un débit de 108 € le 15 du mois, dans l’immense majorité des cas, concerne la taxe foncière.
  • Pensez a relire systématiquement libellé, montant et date, tant côté relevés bancaires que sur impots.gouv.fr.
  • En cas de doute, faites opposition – le délai pour récupérer la somme est généralement de 10 jours ouvrés.
  • La vigilance bancaire ne prend que quelques minutes et peut vous épargner bien des tracas… Un contrôleur témoignait récemment qu’une simple vérification a permis d’éviter à l’un de ses clients une longue procédure.

Ces recommandations sont celles que je transmets systématiquement lors de mes interventions : il n’est jamais superflu de surveiller l’administration fiscale, mais inutile de céder à l’angoisse sans raison visible.

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